
Le jeudi 4 juin la jeunesse et les professeur·e·s ont pris d’assaut le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles alors que celui-ci s’apprêtait à voter le décret-programme contenant les reformes contre l’enseignement de définancement de classe et d’exclusion raciste. Après le coup de force autoritaire, le 1er juin dernier, du MR et des Engagés au Parlement pour forcer le vote, élèves et enseignant·e·s ont répondu dans les rues de la capitale, en forçant notamment une entrée du bâtiment.
Face à l’offensive des milliers de jeunes adolescent·e·s de secondaire et du corps professoral venu·e·s pour protéger leurs vies contre les réformes, le gouvernement a envoyé ses flics tabasser, gazer, intimider et arrêter pour tenter d’éteindre cette flamme populaire. Mais cette jeunesse ne s’est pas laissée et a légitimement résisté. Nous exprimons toute notre solidarité avec les enfants et ados arrêté·e·s et appelons à leur libération immédiate!
Comme dans les années 1990 en Belgique, la classe dominante entend priver la population de l’enseignement et exploité plus durement le corps professoral et technique de l’école, en imposant l’austérité. Le capitalisme s’attaque toujours d’abord au système éducatif pour affaiblir l’autonomie et la capacité de résistance de sa population et la rendre plus docile.
Comme dans les années 90′, c’est un grand mouvement de résistance qui se construit contre le gouvernement depuis plusieurs mois suite à l’annonce des mesures pour ; définancer l’enseignement, exclure les femmes portant le hijab des métiers de l’éducatif, couper les repas gratuits et en finir avec la gratuité des fournitures, augmenter le prix du minerval, faire travailler plus pour gagner moins, précariser les profs, supprimer les régimes spéciaux, et discriminer encore plus des dizaines de milliers d’élèves précarisé·e·s. Cet ensemble de réforme et de décret incarne une politique de classe et raciste, qui touche dans les métiers de l’enseignement principalement des femmes.
Ce désinvestissement massif vise a accentuer les inégalités structurelles et libérer du fric public pour investir dans la militarisation de l’État, dans la police, dans les centres fermés, dans l’armée et financer le futur l’enrôlement des jeunes dans l’armée.
Depuis des mois, les écoles deviennent des lieux d’organisations et de résistance ; les élèves bloquent leurs écoles et organisé des manifestations sauvages, les professeur·es refusent d’être les agent·es de cette austérité et organisent des grèves et des mouvements autonomes pour dépasser la passivité des syndicats et opposer une lutte à la hauteur du combat.
Les révoltes du 4 juin sont notamment le fruit de nombreux mois de luttes et d’organisation, de mépris et de répressions à l’encontre du mouvement et de l’existence même des gens. Le gouvernement, en trichant lors des votes, démontre une nouvelle fois la réalité du jeu « démocratique » et que la mobilisation, l’organisation et l’action directe dans la rue et les écoles sont le seul langage qu’ils comprennent et les seuls modes d’actions qui les contraignent. La résistance c’est dans la rue, pas au Parlement.
Nous appelons à rejoindre et à soutenir la lutte, dés demain autour des piquets et des blocages !
Que la révolte dure !